We need to create a culture of life savers to address cardiac arrest We need to create a culture of life savers to address cardiac arrest

Nous devons créer une culture qui sauve des vies pour lutter contre les arrêts cardiaques

Si vous voyiez un immeuble en feu, resteriez-vous les bras croisés ? Probablement pas.

Depuis l’enfance, nous apprenons quoi faire en cas d’incendie, et surtout, nous apprenons à réagir rapidement. Nos bâtiments sont équipés de sorties de secours, de détecteurs de fumée bien entretenus, d’alarmes, de gicleurs et d’extincteurs. En tant que société, nous avons fait de la sécurité incendie une priorité absolue. Et à juste titre.

Il existe une urgence médicale critique — l’arrêt cardiaque — qui devrait être traitée de manière tout aussi systématique. Il s’agit d’une condition très urgente, mais hautement traitable. L’arrêt cardiaque est soudain, souvent inattendu, et peut survenir chez n’importe qui, à tout âge, en tout temps et en tout lieu.

L’arrêt cardiaque est différent d’une crise cardiaque.

Une crise cardiaque est plutôt un problème de « plomberie », où le flux sanguin est ralenti ou bloqué, mais le cœur continue de pomper. L’arrêt cardiaque est souvent décrit comme un problème « électrique » — comme si le disjoncteur du cœur avait été coupé. Une personne en arrêt cardiaque s'effondrera et ne réagira pas ; elle pourrait ne pas respirer normalement, n'émettre que des râles ou ne pas respirer du tout.

Si vous pensez que l’arrêt cardiaque soudain est un événement improbable, détrompez-vous.

De nouvelles données de Cœur + AVC montrent qu’environ 60 000 arrêts cardiaques surviennent chaque année au Canada à l’extérieur des hôpitaux, un nombre bien supérieur aux estimations précédentes. Cela représente un arrêt cardiaque toutes les neuf minutes. Malheureusement, seul un Canadien sur dix survit à un arrêt cardiaque survenu à l’extérieur de l’hôpital.

Et dans la plupart des cas, si vous êtes témoin d’un arrêt cardiaque, il arrivera à quelqu’un que vous connaissez.

C’est arrivé dans ma propre famille. Mon beau-frère venait tout juste de rentrer d’une promenade à vélo lorsqu’il a subi un arrêt cardiaque. Très heureusement pour nous tous, une voisine a reconnu ce qui se passait et a su quoi faire : elle a pratiqué la RCR pendant plus de 10 minutes, jusqu’à l’arrivée des ambulanciers. Il a reçu des soins incroyables et, heureusement, s’est remarquablement rétabli.

Cela m’a fait réaliser à un niveau très personnel ce que je savais déjà professionnellement : lorsqu’une personne fait un arrêt cardiaque, seule une action rapide peut lui sauver la vie — chaque seconde compte.

La RCR permet de maintenir la circulation sanguine pour oxygéner le cerveau, et un défibrillateur externe automatisé (DEA) permet de choquer le cœur pour l’aider à repartir.

Il y a trois choses à retenir.

  • D’abord, appelez le 911 et demandez à quelqu’un d’apporter un DEA.
  • Ensuite, commencez immédiatement la RCR par compression seule.
  • Enfin, utilisez un DEA dès qu’il est disponible. Les DEA sont sûrs, simples d’utilisation et ne délivreront un choc que si nécessaire.

Cela semble facile, mais pour augmenter les taux de survie en cas d’arrêt cardiaque et améliorer les résultats, nous devons bâtir une culture de sécurité cardiaque.

Tout le monde devrait apprendre la RCR et le fonctionnement d’un DEA, dès le plus jeune âge — les deux sont faciles à apprendre et simples à exécuter.

Les DEA devraient être beaucoup plus largement accessibles, en plus d’être enregistrés, reliés aux services de répartition du 911 et correctement entretenus. Le public doit être en mesure de les localiser et d’y accéder.

Mais il faut donner aux gens les moyens d’agir. Cela signifie accroître la sensibilisation à l’arrêt cardiaque et équiper les citoyens des compétences et de la confiance nécessaires pour agir. Il est essentiel de trouver de nouvelles façons de former des générations de sauveteurs, notamment par le biais du programme CardiacCrash de Cœur + AVC, qui adopte une approche immersive et réaliste de l’apprentissage de la RCR et de l’utilisation d’un DEA.

Les DEA devraient être beaucoup plus largement accessibles — et ils devraient être enregistrés, reliés aux services de répartition du 911 et correctement entretenus.

Le public doit être en mesure de les localiser et d’y accéder. De meilleures données soutiendront l’amélioration de la qualité dans l’ensemble des systèmes d’intervention d’urgence. De nouvelles recherches stimuleront l’innovation et amélioreront les taux de survie et les résultats, notamment en aidant à mieux identifier les personnes à risque élevé de subir un arrêt cardiaque.

Les gouvernements ont un rôle majeur à jouer ; la législation est un levier important pour assurer que les changements nécessaires se concrétisent.

D’autres juridictions, comme Seattle et certaines villes européennes, ont fait de la lutte contre l’arrêt cardiaque une priorité et ont mis en œuvre ces types de mesures politiques. Le résultat est un taux de survie nettement plus élevé.

Si nous nous y employons, nous pouvons accomplir la même chose au Canada. Nous savons ce que nous devons faire à l’échelle de la société pour sauver davantage de vies et préserver l’unité des familles.

Doug Roth est chef de la direction de Cœur + AVC.

Last updated: September 23, 2026